RIOPELLE

1923
Naissance à Montréal, début octobre 1923

1931
Premier souvenir d’activité artistique.

1933-1938
Leçons particu)ières avec Henri Bisson, le professeur de dessin de l’école Saint-Louis de Gonzague, où il faisait ses études, à Montréal.

1938-1940
Entre à l’Ecole Polytechnique de Montréal en 1939, y étudie pendant deux ans. Continue à dessiner, le soir et le dimanche n’importe quoi, la nature. De cette époque (vers 1940) datent ses premiers paysages peints.

1940-1945
Suit quelques cours à ‘École des Beaux-Arts. Fréquente surtout l‘École du Meuble, dont il sortira diplômé,

1945
Désapprouvant l’orientation de sa carrière, les parents de Riopelle cessent de l’aider. Dès lors, il connaît des conditions d’existence difficiles pendant une dizaine d’années.

1945-1946
Travaille avec quelques camarades de I École du Meuble
- Mousseau, Barbeau, etc. - dans un hangar, à Montréal.
C’est la naissance du groupe qu’on nommera, deux ans
plus tard, «Automatiste ». Influence du surréalisme, recours
à «l’écriture automatique».

1946
Première exposition du groupe «Automatiste» à Montréal (Borduas, Riopelle, Mousseau, Barbeau, Leduc, Fauteux). S’embarque pour la France comme palefrenier, à bord d’un cargo transportant des chevaux plutôt sauvages, en septembre.

En octobre s’embarque pour New York, passe 48 jours en mer. A New York brièvement, a peu de contacts avec les milieux artistiques, à l’exception de William Hayter et des artistes que celui-ci lui présente Miro, Lipchitz.
Fin 1946, retourne en France, mais repart presque aussitôt pour le Canada.

1947
Revient à Paris et s’y installe.
Rencontre Georges Mathieu qui, peu après, organise une seconde exposition à la Galerie du Luxembourg où figurent, entre autres, VVols, Hartung, Bryen.
Rencontre Pierre Loeb. Autour de lui Vieira Do Silva, Mathieu, Zao Wou-Ki.
Pierre Loeb lui fait rencontrer André Breton, qui le défendra, de même que Jean Arp, Robert Lebel, Patrick Waldberg. Chez Loeb, fait également la connaissance d'Antonin Artaud.

1947- 1948
Autres rencontres surtout des écrivains proches du surréalisme. Pierre Mabille, Aimé Césaire. Quelques peintres aussi jacques Hérold, Picabia
Août 1948, parution du manifeste « Refus global “, rédigé par Borduos. Riopelle compte parmi les signataires. A partir de 1948, participe régulièrement à divers Salons, en particulier le Salon de mai.

1949
Première exposition individuelle àla Galerie La Dragonne (devenue plus tard la Galerie Nina Dausset). Rencontre de Stael.

1950
Expose à la Galerie Raymond Creuze.

1951
Participe à l’exposition « Véhémences confrontées » - le titre a été trouvé par Mathieu - à la Galerie Nina Dausset, avec Pollock, Rothko, Mathieu, Sam Francis, Tobey, Bryen, Hartung, etc.
Exposition au Studio Paul Facchetti, organisée par Michel Tapié. Il avait été sculpteur et peintre, éléve dOzen Tant.

1952
Exposition à Paris, Galerie Henriette Niepce.
Travaille dans un atelier, rue Duranteau, à Montmartre.
Exposition à Paris Galerie Pierre Loeb.

1953-1954
Voyage en Espagne à motocyclette pendant plusieurs semaines.

1954
Riopelle expose régulièrement à la Pierre Matisse Gallery, New York.
Expositions individuelles à Paris.
Participe à la Biennale de Venise.

1955
Participe à la Biennale de Sao Paulo.
Voyage aux Etats-Unis.
Amitié avec Franz Kline.

1956
Expositions individuelles à Londres Gimpel Fils Callery et à Paris Galerie Jacques Dubourg.

1958
Commence à modeler des sculptures.

1960
Expositions individuelles à Paris Galerie Kiéber et Galerie moques Dubourg.
A partir de 1960 environ, Riopelle utilise des techniques et des matériaux de plus en plus variés : sculpture, pastel, hthographie, collage, nielle, etc.

1962
Expose pour la première fois des sculptures à Paris (Galerie Jacques Dubourg).

1964
Exposition de formats exceptionnels à Paris Galerie Jean
Fournier, Au delà du 120.

1966
A partir de 1966, Riopelle expose régulièrement à la Galerie Maeght, Paris.

1963
Figure dans l’exposition d’Art Canadien, aux Galeries
Nationales du Grand Palais, Paris.

1970
Les séjours de Riopelle au Canada se font plus fréquents et plus longs pêche et chasse).

1972
Exposition personnelle au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris.
Construit un atelier à Sainte-Marguerite. Dès lors, travaillera, tantôt à Sainte-Marguerite, tantôt dans son atelier de Saint-Cyr-en-Arthies.

1975-1976
Réalise une série d’encres (de différentes couleurs) sur papier, dans son atelier de Sainte-Marguerite.

1977- 1978
Exécute à Sainte-Marguerite les toiles en noir et blanc de la série des «Iceberg» qu’il continuera ô Saint-Cyr.

1979
Commence à travailler à la Fondation Maeght, aux éléments qui constitueront un grand mur en céramique, achevé en 1981.

1980
Met sur pied une fondation qui portera son nom, destinée à accueillir des artistes indépendants du mande entier. Exposition au Musée d’Art et de l'lndustrie de Saint-Etienne.

1981-1982
Une exposition rétrospective, présentant des oeuvres réalisées de 1946 à 1977, est organisée au Musée national d’art moderne à Paris, puis au Musée du Québec, au Musée d’art contemporain de Montréal, au Musée d’art moderne de Mexico, et enfin au Musée des Beaux-Arts de Caracos. Commence une série de toiles consacrée aux oies sauvages.

1984-1985
Jean-FouI Riopelle, qui travaille depuis longtemps la terre chamottée et la lave émaillée, réalise une série de pièces qui sont montrées au Château-Musée de Vallauris.

1987
Mise en route d’un catalogue raisonné de son oeuvre par sa fille Yseult Riopelle, entreprise qu’il qualifie de « déraisonnée ». Travaille dans son atelier de Saint-Cyr-en-Arthies à une série d’oeuvres sur papier pour laquelle il utilise une technique mixte et de nouveaux supports (lithographies et peinture en bombe).

1989
A ‘occasion du Bicentenaire de la Révolution Française, le gouvernement canadien fait don à la France de la plus grande huile jamais réahsée par jean-Paul Riopelle, « Point de rencontre » 4,26 x 5,49 m.
Cette oeuvre est exposée a l'Opéra Bastille à Paris, Présente des oeuvres récentes à l’exposition « Chemins de la création. Jean-Paul Riopelle - Sam Szafran » au Château de Tanlay.

1990
Réalise des oeuvres sur papier marouflé sur toile, de grand
format, créées spécialement pour l’exposition « Jean-FouI
Riopelle, d’hier et d’aujourd’hui » à la Fondation Maeght.

1991
Vit et travaille actuellement au Canada.
Le Musée des beaux-arts de Montréal lui consacre une importante rétrospective, qui marque inauguration du pavillon sud Jean-Noèl Desmarais.


 

 

 


Sans titre, 1989

 


Sans titre, 1983

 


Sans titre, 1983

 


Sans titre, 1989


 

 

 

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