MONINOT


1949-1962
Bernard Moninot est né le 15 mai 1949 au Fay (Saône-et-Loire), petite commune de la Bresse, à la limite du Jura, d’où est originaire se famille paternelle. Ses parents sont tous les deux artistes: son père, Aobert, est sculpteur, se mère, Yvonne Cruat, est peintre.

1963-1967
Il fréquente l’École d’Art graphique de la rue Madame, puis les cours du lycée spécialisé de Sèvres. Là, il assiste à une série de conférences sur la création contemporaine, données par Pierre Restany, Arman ou Vannis Xenakis.

1967-1968
En septembre, Bernard Moninot est admis à l’École des Beaux-Arts de Paris, qu’il fréquente jusqu’en 1973.

1970
La première exposition personnelle de Moninot a lieu, du 19 juin au 30 septembre, au prieuré de Vivoin, dans la Sarthe.

1971
En janvier, il commence à travailler à sa première oeuvre monumentale, une commande publique dans le cadre du 1% culturel, destinée au lycée Jean-Lurçat, construit en 1968, avenue des Gobelins, à Paris (elle sera terminée en 1973).

1972
En février, à la Maison de la Culture d'Amiens, Moninot expose vingt-six œuvres, dont des dessins à l’encre de Chine.
Du 11 avril au 6 mai, première exposition de Moninot chez Lucien Durand, à Paris.

1973
Obtient le Prix Fénéon pour la peinture
Sélectionné par le comité international de la 8’ Biennale de Paris, il expose une série de Vitrines incluant des miroirs, intitulées "Réflections".

1974
Bernard Moninot quitte Paris pour s’installer à “La Grange neuve”, une maison située sur le plateau de Frontenay, dans le Jura.
Au début de l’année, il participe à l’exposition itinérante “Ilyperréalistes américains, En novembre, au Musée d’Art et d’industrie de Saint-Étienne, a lieu sa première exposition personnelle dans un musée.

1974.
Dans sa préface, Aragon évoque la qualité poétique de l’univers ambigu des Vitrines. Après cette exposition, Moninot n’utilisera plus la rue comme réservoir d’images”: il commence à travailler sur des objets métaphoriques.

1975
Il participe, du 5 juin au 5 juillet à une exposition itinérante organisée par Alfred Pacquement pour le CNAC, "8 Définitions du réel”.

1976
Du 17 mars au 17 avril, a lieu la première exposition de Moninot chez KarI Flinker.

1977
Il participe, du 28 avril au 5 juin, à l’exposition "Mythologies quotidiennes II”.
En juin, il est invité par Manfred Schneckenburger, commissaire de la Documenta VI de Kassel, à participer à une importante exposition de dessins.

1978
Du 11 fevrier au 30 mars, a lieu au Musée de l’Abbaye Sainte-Croix des Sables-d'Olonne, la première rétrospective de dessins de Moninot (1967-1978)

1979
Serge Lemoine, délégué à la Création artistique pour la région Bourgogne, est à l’origine d’une commande publique passée à Moninot.
En décembre, il expose les "Réflections", les "Serres" et les "Chambres noires", à la Fondation Maeght, à Saint-Paul-de-Vence.

1980
En février, l’ARC, au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris, qui présente en même temps une exposition de Cilles Aillaud et dÉdouard Boubat, reprend l’exposition de la Fondation Maeght.

1981
Il réalise un ensemble de dessins qui mettent en oeuvre la technique du trait au cordeau des maçons.

1982
Le cercle et l’ellipse font leur apparition dans des dessins d’éléments mécaniques pièces d’optique, lentille, condensateur, iris.
Du 22 octobre au 9 novembre, a lieu la première exposition personnelle de Moninot à l’étranger, Galleria Bronda, à Helsinki.

1983
Au début de l’année, il expose, chez KarI Flinker, les "Assemblages, les Leurres et les Spires" ainsi que les premières "Flammes et Ombres panoptiques".
Le Fonds régional d’Art contemporain de Picardie lui achéte ses premiers dessins, trois Chambres noires.

1984
Moninot commence à travailler à une peinture monumentale, commandée en 1981, en hommage à Nicéphore Niepce.

1985
En février, André Velter dédie à Moninot plusieurs textes, dont un ensemble de sept poèmes.
Il s’installe au Pré-Saint-Gervais dans la cité Henri-Sellier, construite en 1929 par l’architecte Henri Dumail. Dans ce nouveau cadre, commence la période de “l’Astronomie en chambre”, pratiquée dans un lieu devenu tour-observatoire.
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1986
Il commence une série de dessins représentant des passerelles, inspirés par les constructions des “ponts lancés” de Gustave Eiffel.

1987
Le Centre Noroit d’Arras expose, du 17 janvier au 20 mars, un choix d’œuvres de Moninot 1971-1986.

1988
En octobre, Moninot participe à la FlAC, sur le stand de la Galerie Montenay. Il montre à ciel ouvert, les "Torches", et "Les Tours de poussière".

1989
En février-mars, il présente, à l’École des Beaux-Arts de Rouen, les travaux issus de l’atelier-observatoire qu’il vient de terminer

1990
Du 31 mars au 27mai, au Centre d’Art contemporain de Montbéliard, il montre un choix d’œuvres sur verre (1981-199).
Dans la série "Murmure du son", Moninot dessine en négatif. L’objet représenté est laissé en réserve tandis que le fond est opaque.

1991
En février-mars, Moninot expose à La Box, à Bourges, les séries créées en 1990 : "Murmure du son, Résonances et Constellation".
Moninot s’intéresse dès lors à des constructions qui combinent les instruments d’optique et de pesée. Ces outils sont projetés dans un espace flottant où ils semblent chercher leur équilibre.

1993
Les ombres portées sont exposées pour la première fois au Musée-Château d'Annecy, de janvier à avril,
À l’automne, pour le film de Diane Kurvs, À la folie, Moninot réalise sur commande quelques oeuvres qui sont attribuées à un personnage d’artiste.

1994
En mars, le Fonds régional d'Art contemporain de Picardie, dont la politique d’achat est axée autour des thèmes du dessin et de la série, expose l’important ensemble des oeuvres de Moninot lui appartenant, au collège Jacques-Cartier de Chauny.
Moninot expose à la Galerie Montenav, en avril, un ensemble de vingt-quatre Ombres panées, des œuvres des séries Résonances, L’Entrée du soleil dans la balance et Projections.
En octobre, Bernard Moninot est nommé professeur à l’École des Beaux-Arts de Nantes.

1995
Moninot recommence à travailler sur papier préparé au carbone dans l’épaisseur de la matière; il pratique des scarifications dans lesquelles du pigment bleu est introduit.

1996
De juin à septembre, au Centre d’Arts plastiques de Royan, Moninot expose quatre nouvelles séries créées entre 1991 et 1992 (outre les Ombres panoptiques de 1981, "Constellation, Ombres portées, Résonances, Constructions", 1997.
Du 25 mars au 18 mai, Moninot expose un choix d’œuvres (1983-1997) à la Galerie nationale du Jeu de Paume, à Paris.

 

 

 


Pourtour, 1970


Pourtour no17, 1970


Vitrine, 1979

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